Ségolène Royal a assuré mardi à Metz que, si elle était élue, elle "n'ira pas serrer la main de George Bush, comme si de rien n'était", allusion à une visite effectuée l'an dernier par Nicolas Sarkozy au président américain. "Les Etats-Unis sont nos amis et nos destins ne sont pas disjoints face au terrorisme international", a-t-elle déclaré devant quelque 4.500 sympathisants rassemblés dans les Arènes de Metz. "Mais alliance ne signifie pas aveuglement", a-t-elle ajouté. "Si je suis élue, la France gardera son autonomie de jugement et d'action vis-à-vis des Etats-Unis d'Amérique. Et je ne serai pas celle qui ira serrer la main de George Bush, comme si de rien n'était sur nos désaccords tactiques et stratégiques". En septembre 2006, le président de l'UMP avait effectué un voyage aux Etats-Unis au cours duquel il avait été brièvement reçu par M. Bush. A l'issue de cet entretien, M. Sarkozy avait évoqué "l'arrogance de la France" par rapport aux Etats-Unis. En cas de victoire, Mme Royal s'est également engagée à "faire entendre raison à ceux qui (en Iran) mettent en danger la sécurité du monde, en contradiction avec leurs propres engagements". "Il faut rappeler à l'Iran qu'elle ne reviendra dans la communauté internationale que si elle rompt avec ce style de provocation permanente qui est devenu le propre de ses dirigeants", a dit la candidate du Parti socialiste, ajoutant que c'était "l'esprit même du Traité de non-prolifération nucléaire qui était bafoué par Téhéran". Le régime de Téhéran a annoncé récemment qu'il avait "rejoint les pays qui produisent du combustible nucléaire à une échelle industrielle". L'Iran est soupçonnée par la communauté internationale de vouloir mettre au point l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.
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