Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:49

Ce jeudi 3 mai au matin le ministre de la fonction publique en exercice, M. Christian Jacob, accompagné d’élus locaux UMP ou qui se déclarent “apolitiques”, est venu visiter la ville de Wassy … sans en avoir informé le Maire PS André Guyot.

Cette visite s’est effectuée au mépris de tous les usages républicains : en France, un Ministre en déplacement dans une ville de la taille de Wassy, est toujours accueilli par son Maire, quelle que soit la couleur politique de l’un et de l’autre. Ce Ministre, interpellé par André Guyot, a indiqué qu’il était là “à titre de militant de l’UMP” … au moins 3 gendarmes étaient présents à l’occasion de cette visite. Depuis quand la Gendarmerie accompagne-t-elle une visite prétendument privée d’un militant de l’UMP.

En outre, le Maire, responsable de la sécurité dans sa commune, ignoré et méprisé, n’était pas en mesure de s’assurer du bon déroulement de cette visite. Nul doute que le moindre incident aurait été monté en épingle pour “tacler” le Maire PS de Wassy.

Cette manière de faire confirme deux choses :

- la tendance de l’UMP et de ses membres à privatiser les moyens de l’Etat pour leurs besoins privés

- la vision d’une société coupée en deux où règne le principe “qui n’est pas avec moi est contre moi”.

Les actes comptent bien plus que les paroles. La visite de M. Jacob accompagné de MM. Cornut-Gentille, Gouverneur, Guéné, Sido, prouve, s’il en était besoin que le 6 mai, pour s’assurer d’un Etat impartial et d’une France rassemblée, le bon vote est le vote Ségolène Royal.

Eric Loiselet

mandataire départemental de Ségolène Royal

Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Face à la droite
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:47
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:46
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:44
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:42

NUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.

DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :
  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Face à la droite
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:41

lors du face à face télévisé entre Ségolène Royal et le candidat de l'UMP, vingt millions de Françaises et de Français ont pu mesurer en direct à quel point les enjeux du vote de dimanche sont clairs.

Le choix oppose deux projets de société, deux visions de la France, deux conceptions de la politique, et deux tempéraments
.

D'un côté, avec clarté, détermination et volonté, Ségolène Royal a proposé une voie nouvelle pour le pays.
Celle d'une France neuve, réconciliée, apaisée, fidèle à ses valeurs universelles et confiante en son avenir. Une France qui garantisse le progrès pour tous et le respect pour chacun.
Ségolène Royal refuse la fatalité d'une société bloquée. Elle incarne le seul changement gagnant, qui modernise notre modèle social sans le briser, qui rénove la République sans passer par dessus bord son socle de valeurs, qui assure un Etat impartial et protège les libertés publiques.

De l'autre côté, le candidat de l'UMP est apparu sans fard comme le représentant de tous les réactionnaires. Il est dur avec les plus fragiles et compatissant avec les puissants.

Il est le candidat de la droite, qui préconise d'aller jusqu'au bout de la politique injuste qu'il a menée depuis 2002.
Son projet est violent: faire subir au pays une purge ultra libérale pour adapter coûte que coûte la France à la mondialisation sans règles à l'anglo-saxonne. Les conséquences de cette brutalité seraient terribles: aggravation des inégalités, tensions sociales, risques pour la paix civile, confusion dangereuse entre l'Etat, les forces de l'argent et les grands groupes médiatiques.

Ainsi, le grand débat a livré sa vérité.

La France dispose de tous les atouts pour se relever. Elle a son destin en main. Dimanche 6 mai, elle pourra lui donner un visage.
Avec Ségolène Royal, ce sera celui de la modernité et du rassemblement.

Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Face à la droite
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:38
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Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Campagne 2007
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:37

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal critique certains médias dont la couverture de la campagne en vue de l'élection présidentielle est, selon elle, influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.

La candidate socialiste a cité la chaîne d'information LCI, filiale de TF1 (groupe Bouygues) et le groupe Lagardère.

"Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts", a affirmé Ségolène Royal au micro de RTL.

"Je regardais hier les informations sur LCI. Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avait tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP lors du débat de mercredi soir n'avaient pas été évoquées.

"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", a encore expliqué la candidate du PS, du MRC et du PRG.

Le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.

TF1, détenue à 42,9% par Bouygues, est la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006. Le groupe Lagardère est le premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle. Il contrôle également la radio Europe 1.

Martin Bouygues, P-DG du groupe de communication et de B-TP du même nom, a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.

Arnaud Lagardère, président du groupe Lagardère, est un ami proche de Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté du 17 novembre 2006, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, il avait présenté ainsi l'homme politique : "Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère".

L'autre témoin de mariage de Nicolas Sarkozy était Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.

"Ce n'est pas insultant pour les journalistes, c'est la réalité, le candidat est lié à des enjeux financiers", a déclaré Ségolène Royal.

"Je crois qu'à un certain moment il faut dire les choses telles qu'elles sont et on sait parfaitement qu'il y a des liens très étroits entre les groupes financiers, les groupes médiatiques et le candidat de l'UMP qui est aussi le candidat du Medef. Toutes les entreprises du CAC 40 ont soutenu le candidat de l'UMP", a-t-elle ajouté.

Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien".

Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Campagne 2007
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:35

Quel est, chez vous, le sentiment dominant après le débat télévisé de jeudi soir ?

 

Ségolène Royal. J'ai défendu mes idées.

 

Vous n'avez aucun regret ?

 

On a toujours des regrets après un débat, parce qu'on n'a pas dit tout ce qu'on aurait voulu dire.

 

Mais, globalement, ce débat a été éclairant sur le choix qui s'offre dimanche aux Français entre deux projets de société, deux visions de la France.

 

Comment vous est apparu Nicolas Sarkozy ?

 

Sur la défensive. Et, parfois, j'ai eu l'impression qu'il était en difficulté. Je pense notamment à nos échanges sur la sécurité, l'environnement, le nucléaire, la scolarisation des enfants handicapés. Ce dernier sujet est, pour moi, révélateur d'un certain comportement politique dont les Français ne veulent plus.

 

Nicolas Sarkozy dit qu'il vous a trouvée agressive...

 

C'est son habitude de se sentir agressé dès qu'on n'est pas d'accord avec lui. Or, c'est simplement le débat politique qui doit être mené avec conviction et passion. Car je crois profondément à la politique.

 

Vous, vous n'estimez pas avoir été agressive ?

 

Non, j'ai rempli mon rôle. Avec la volonté qu'on comprenne qu'avec moi, les intérêts des Français seront bien défendus et que je ne me laisserai pas faire.

 

Votre stratégie était, à vos yeux, la bonne ?

 

Je voulais que ce débat montre clairement quel est l'enjeu de dimanche et notamment en quoi Nicolas Sarkozy est responsable du bilan du gouvernement actuel. Je voulais aussi montrer la démagogie de certaines de ses propositions. Ainsi, après avoir visité un foyer de femmes battues sans papiers, il leur a promis la régularisation. Comme je n'imagine pas que le propos ne valait que pour ce foyer-là - ou alors l'impartialité de l'Etat serait remise en cause - ,vous imaginez jusqu'où sa promesse peut conduire ! D'autant qu'il a promis aussi un autre jour la nationalité française à toutes les femmes martyrisées du monde. Ce qui doit représenter au moins 200 millions de personnes ! Soit Nicolas Sarkozy promet n'importe quoi, soit il n'est pas responsable. Combien de promesses, en réalité, pourrait-il tenir ? Sûrement pas ses promesses d'allègements fiscaux, qui dépassent de loin ce que Margaret Thatcher a fait en dix ans de pouvoir et qui conduirait à la ruine des services publics. Et puis son programme est rempli d'injustices. Je ne citerai que le bouclier fiscal, qui consiste à rembourser une partie de l'impôt des plus riches contribuables, comme cette riche héritière qui vient de récupérer plus de 7 millions d'euros.

 

Un échange a beaucoup frappé. Nicolas Sarkozy vous a reproché de perdre vos nerfs et vous lui avez répondu qu'il y a des indignations, même pour un chef d'Etat, sincères et saines...

 

C'était un temps fort, oui. Je porte des convictions. Je ne suis pas dans le calcul. Le sort réservé aux élèves handicapés à l'école ne peut laisser personne indifférent. J'avais imposé l'accueil des enfants trisomiques à l'école maternelle et, aujourd'hui, le gouvernement est revenu en arrière et on ne veut plus d'eux : est-ce que cette situation scandaleuse, cette souffrance des familles ne méritent pas du coeur et de l'indignation ?

 

Mercredi soir, l'échange sur le nucléaire a été plutôt confus...

 

J'apporte une précision : le pourcentage de 17 % que j'ai évoqué représente la part du nucléaire dans la totalité de l'énergie consommée, et non la part de l'électricité produite par le nucléaire. Quant aux 50 % que Nicolas Sarkozy a cités, cela ne correspond à rien. Sur le fond, il ne sait ni que l'EPR, c'est la troisième génération du nucléaire, ni que les gisements d'uranium risquent d'être épuisés d'ici quelques dizaines d'années. Même sur le nucléaire iranien, il n'a pas maîtrisé le sujet, car, aujourd'hui, ce n'est pas le nucléaire militaire qui est en cause : la prolifération s'organise à partir du nucléaire civil.

 

Sur les 35 heures, vous avez dit qu'il n'y aurait pas généralisation automatique...

 

Une des révélations du débat a été l'acceptation par Nicolas Sarkozy de ce que les 35 heures constituent désormais en France la durée légale du travail, sur laquelle il ne reviendrait pas. Soit les 35 heures sont nocives à l'économie, comme le disent le Medef et le candidat sortant, et il faut qu'il ait le courage politique de les supprimer. Soit c'est un acquis social et une mesure qui a créé de l'emploi, comme je le crois, et il faut les défendre, même s'il faut tirer des leçons pour mieux faire.

 

Vous, vous avez admis que la deuxième loi sur les 35 heures avait été, pour le moins, brutale...

 

J'ai dit que la deuxième loi avait été précipitée et qu'il n'y aurait pas demain de généralisation des 35 heures aux PME sans accord des partenaires sociaux, branche par branche.

 

Cela veut dire quoi ?

 

Cela veut dire que le débat sera ouvert et que, s'il n'y pas d'accord, on n'imposera pas d'en haut, par la loi, une extension des 35 heures.

 

Y a-t-il encore aujourd'hui un vrai clivage droite-gauche sur les 35 heures ?

 

Non, puisque Nicolas Sarkozy s'est aligné sur ma position !

 

Vous avez aussi indiqué qu'il n'y aurait pas de régularisation systématique des sans-papiers...

 

Je le confirme. Les régularisations auront lieu sur des critères. Mais dans des conditions honnêtes : nous ne dirons pas, nous, avant l'examen des dossiers, combien il y aura, à l'arrivée, de personnes régularisées en créant autant de drames humains. Avec moi, les règles seront claires.

 

Vous avez évoqué le cas de cette policière violée en Seine-Saint-Denis alors qu'elle regagnait son domicile après son service. Vous auriez souhaité qu'elle soit raccompagnée...

 

J'ai trouvé Nicolas Sarkozy désinvolte. D'autant que ce viol atroce avait été précédé, en mars, au même endroit, d'un autre viol. Et aucune disposition concrète de protection n'avait été prise entre-temps. Dans les quartiers ultrasensibles, je considère qu'il faut raccompagner la nuit les femmes policières - et peut-être même tous les policiers -, comme cela se fait déjà au Québec. On peut imaginer qu'une patrouille puisse faire un détour pour les redéposer chez elles.

 

Certains vous reprochent, à propos des enfants handicapés, d'avoir surjoué la colère...

 

La capacité d'indignation d'un responsable politique sur une telle question est une qualité et non pas un défaut. Je ne veux pas qu'on exploite la misère des gens pour faire de la commisération. Or, Nicolas Sarkozy donne de plus en plus dans ce registre. Il imite George W. Bush dans cette technique du compassionnel conservateur. On pleure sur les gens. On utilise les faits divers et, lorsqu'on est aux responsabilités, on n'agit pas pour le présent et on promet pour demain. Voyez les campagnes électorales de Bush, mais, quand il y a eu la catastrophe de La Nouvelle-Orléans, on ne l'a pas vu sur le terrain !

 

Il y aurait un parallèle entre Bush et Sarkozy ?

 

Il porte la même idéologie néoconservatrice. Il n'hésite pas à envisager de démanteler les services publics, alors qu'on a tant besoin d'infirmières, d'enseignants. Moi, je suis pour redéployer, pour bouger, mais pas pour supprimer.

 

Qu'auriez-vous envie de dire à ceux qui hésitent encore ?

 

Depuis des mois, il y a eu une campagne orchestrée par la droite mettant en doute ma compétence, voire m'accusant de fragilité. Je pense que le débat a permis de rétablir la vérité aux yeux de tous les Français. Tous ceux qui me connaissent le savent : je suis une femme solide, au clair sur mes convictions, capable de défendre les intérêts de la France. Aux indécis, je dis donc : « Ayez confiance. La France sera bien présidée et ses intérêts défendus. »

 

Vous insistez sur le fait que vous souhaitez être la présidente d'une France apaisée. Vous suggérez qu'avec Nicolas Sarkozy, le pays connaîtrait des turbulences, voire des troubles ?

 

Je souhaite rassembler une majorité de Françaises et de Français sur mon pacte présidentiel et sur les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. Je ne fais pas, comme Nicolas Sarkozy, de procès d'intention. Je pense, en effet, que ses propositions - qui consistent à privilégier toujours une catégorie au détriment des autres, à chercher en permanence un bouc émissaire, à ne pas être respectueux des Françaises et des Français, bref à jeter de l'huile sur le feu comme on l'a vu avec l'emploi de mots violents comme Kärcher - divisent et ne peuvent pas ramener la sérénité et la confiance dont nous avons besoin. La fermeté, ce n'est pas des mots, mais des actes !

 

Votre première décision dimanche si vous êtes élue ?

 

Ma première décision sera de constituer la meilleure équipe gouvernementale pour la France. Et, après, d'agir vite.

 

Le Premier ministre sera-t-il, comme l'assure François Hollande, socialiste ?

 

C'est l'hypothèse la plus probable, mais je ne m'interdis rien.

 

Quel sera votre premier chantier ?

 

Celui des emplois tremplins pour les jeunes. Je réunirai tout de suite les présidents de région et je leur dirai de mettre en place tout de suite, en concertation avec l'Etat et les chefs d'entreprise, le premier volet du plan prévu pour cinq ans et qui doit conduire à la création de 500 000 emplois. Sans oublier les contrats première chance pour les jeunes sans qualification. Et puis nous réunirons très vite la conférence nationale sur les salaires pour décider rapidement de la revalorisation du smic, des petites retraites et aussi des bas salaires afin que la hiérarchie des salaires ne soit pas écrasée. Il faut redonner confiance aux acteurs économiques de notre pays et faire repartir la croissance. Je m'y engage. Et puis je préparerai la rentrée scolaire pour que, dès septembre, la priorité éducative soit une réalité.

 

Tous les sondages disent que Nicolas Sarkozy va gagner...

 

Ah, les sondages ! Pour moi, le seul qui vaille, c'est le vote des Français. A ceux qui n'ont pas encore choisi, je dis : « Avec moi, il n'y a aucun risque, vous avez tout à gagner. » La France, si je suis élue, sera une France rayonnante et confiante dans son avenir. Je m'appuierai sur la majorité la plus large possible, car il faut sortir de l'affrontement bloc contre bloc. Je travaillerai avec tous ceux qui m'ont soutenue ou dont les idées convergent largement avec mon projet. Je tiendrai compte du vote des Français. Et notamment de celui qui s'est exprimé au premier tour. On ne peut pas faire comme si François Bayrou n'avait pas réuni sur son nom plusieurs millions d'électeurs. Une démocratie moderne, c'est aussi cette capacité à sortir de l'affrontement systématique.

 

Si vous êtes élue, avec quel partenaire européen souhaitez-vous établir en premier le contact ?

 

Tout de suite, avec la chancelière allemande Angela Merkel. A cause de l'Europe qu'il faut relancer

Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Campagne 2007
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 21:31

Une étude IFOP montre que le candidat de l’UMP n’est majoritaire que chez les électeurs âgés de 65 ans et plus, où il remporte 75% d’intentions de vote. Dans toutes les autres tranches d’âge, c’est Ségolène Royal qui l’emporte.

L’enquête menée par IFOP pour le JDD et M6 sur les intentions de vote au deuxième tour donne gagnant Nicolas Sarkozy, avec 52,5% (-1,5%) contre 47,5 (+1,5) pour Ségolène Royal, avec 9% d’indécis.

Le résultat le plus surprenant de cette étude ne tient pas à ce chiffre, mais au détail de la répartition des votes par tranches d’âges.

En effet Ségolène Royal arrive en tête des intentions de votes dans toutes les classes d’âges situées en dessous de 65 ans.

Si le candidat de l’UMP parvient tout de même en tête c’est qu’il fait un tabac chez les retraités, avec un score atteignant 75% qui lui permet de combler son retard.

Ventilation par classe d’âge du vote Royal
-  18/24 ans 53%
-  25/34 ans 54%
-  35/49 ans 56%
-  50/64 ans 51%
-  65 ans et plus 25%

Voila donc une réalité sociologique inattendue. C’est le vieillissement de la population qui tire le corps électoral français vers la droite.

Loin d’être le candidat du travail et des forces vives comme son discours volontariste semble l’affirmer, Nicolas Sarkozy serait en fait celui de l’inquiètude et des peurs ressenties par une population vieillissante, devant une modernité qui la bouscule et qu’elle refuse.

Par Desirs d'avenir 52 - Publié dans : Face à la droite
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